Prendre un bain après décollement des membranes : précautions et conseils
La création d’un nouveau congé supplémentaire de naissance a été adoptée à l’Assemblée Nationale et au Sénat en novembre 2025. Une fois mis en vigueur, ce congé s’ajoutera aux congés postnataux déjà existants. Quel est son but ? Quelle sera sa durée ? Quand sera-t-il mis en vigueur ?
Le nouveau congé supplémentaire de naissance : faisons le point.
Le congé supplémentaire de naissance ne remplacera pas mais s’ajoutera aux congés postnataux déjà existants. Avant d’aller plus loin, rappelons les principaux congés auxquels vous pouvez prétendre après la naissance d’un enfant :
Bon à savoir : les congés maternité et paternité constituent un droit pour tout·e·s les salarié·e·s, permettant de percevoir des indemnités journalières versées par la sécurité sociale.
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En France, le congé maternité est resté inchangé depuis 1980 et demeure plus court que dans la plupart des autres pays européens. La création d’un congé de naissance est née d’une volonté d’adapter le dispositif existant aux réalités actuelles des familles et du monde du travail. Cette proposition de loi permettrait de :

Ce dispositif ambitionne de prolonger la présence des parents lors des premiers mois de l’enfant, en complément des congés déjà prévus. Voici ses particularités.
Proposé dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, le nouveau congé de naissance permettrait aux parents, une fois leur congé maternité, paternité ou d’adoption terminé, de bénéficier d’un congé additionnel, indemnisé, leur permettant de consacrer davantage de temps à leur enfant.
Le texte a finalement été adopté dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Le congé de naissance sera ouvert, à compter du 1er juillet 2026, à tous les parents d’enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026, ainsi qu’à ceux dont la naissance était prévue à cette date.
Ce nouveau congé concerne autant les mères que les pères. Le·a salarié pourra prétendre au nouveau congé supplémentaire de naissance dès lors qu’il·elle aura bénéficié, puis épuisé, son congé maternité, paternité ou son congé d’adoption.
Il ne sera pas obligatoire de prendre ce nouveau congé supplémentaire de naissance juste après le congé maternité ou le congé paternité. Vous aurez jusqu’à la fin du 9ème mois de votre enfant pour le prendre.
Chaque parent aura la possibilité de choisir soit 1, soit 2 mois de congé supplémentaires non fractionnables. Les parents pourraient choisir de prendre ces congés :
Cela donnerait davantage la possibilité aux pères de prendre leurs responsabilités dans l’éducation de leur enfant, phénomène encore trop rare. Selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques parue en novembre 2025, 45 % des enfants de moins de 6 ans ne sont jamais pris en charge par leur père seul au cours d’une semaine habituelle.
Il reste important de préciser que ce congé de naissance supplémentaire n’aurait aucun caractère obligatoire. La mère comme le père pourrait, ou non, choisir de le prendre.
Le congé de naissance supplémentaire sera un droit et ne nécessitera donc pas l’accord de l’employeur. En revanche, il est conseillé, comme pour tout congé, de le prévenir assez en avance afin qu’il puisse s’organiser. Notez également que l’employeur n’est pas en droit de rompre le contrat de travail à cause d’un congé parental, il s’agirait alors d’un licenciement abusif.
Le congé supplémentaire de naissance suspend le contrat de travail. La période correspondante reste considérée comme du temps de travail effectif pour le calcul des droits liés à l’ancienneté. Durant ce congé, le salarié conserve l’ensemble des avantages acquis avant son départ.
Il est à noter qu’aucune activité professionnelle ne pourra être exercée par le salarié pendant cette période.
Pour encourager les parents à prendre ce congé, il est important qu’il soit indemnisé en fonction de leurs revenus. Les parents ayant pris ce congé ne percevront certes plus leur salaire mais seraient indemnisés à hauteur de :
Les éléments pour prétendre à cette indemnité sont amenés à changer mais il faudra probablement justifier auprès de votre Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) un salaire de référence au SMIC ainsi qu’un nombre d’heures minimum de travail. Les personnes souhaitant un congé supplémentaire de naissance devront solliciter leur indemnisation directement auprès de leur CPAM.
À l’issue de ce congé supplémentaire, le·a salarié·e retrouvera son poste.
Le mot de Cécilia Creuzet, co-fondatrice de l’application May :
“Le nouveau congé supplémentaire de naissance représente un progrès. Il offre enfin un congé mieux indemnisé permettant aux parents, s’ils le souhaitent, de rester plus longtemps avec leur bébé. En revanche, l’absence d’une période non transférable pour le père limite fortement son impact sur l’égalité hommes/femmes.”
En résumé, le nouveau congé de naissance marque une avancée pour soutenir les familles après la naissance d’un enfant. Il offre un droit à un congé souple, rémunéré et accessible à tous·tes, tout en protégeant le contrat de travail. Bien qu’il ouvre la voie à une parentalité plus partagée, il reste des défis à relever pour garantir une égalité réelle à ce droit pour toutes les familles.
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Crédits photos : Grey_Coast_Media | Lemnaouer | Lelia_Milaya
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