Blue Monday : faire face au jour le plus déprimant de l’année enceinte
Votre enfant a du mal à s’endormir et ses siestes deviennent plus courtes ou irrégulières ? Il traverse peut-être une phase de régression du sommeil. Ces périodes peuvent s’accompagner d’un manque de sommeil, aussi bien pour votre enfant que pour vous avec parfois une somnolence marquée pendant la journée. Faut-il s’inquiéter ?
Les régressions du sommeil chez l’enfant : on fait le point.
Le terme “régression” est un terme controversé parce qu’il a une connotation très négative alors qu’il s’agit parfois d’une phase de développement normal chez l’enfant.
Concrètement, ce qu’on pourrait nommer une « régression » du sommeil est une altération soudaine du sommeil, susceptible de survenir à différents moments de la vie d’un enfant. Ce phénomène ne touche pas tous les enfants, mais lorsqu’il survient, il est tout à fait normal et ne doit pas vous inquiéter.

Le sommeil, chez l’enfant comme chez l’adulte, est structuré en cycles. Il débute par une phase d’endormissement, puis plusieurs cycles se succèdent tout au long de la nuit.
Chaque cycle se compose de deux grands types de phases. Les phases calmes correspondent au sommeil lent, plus ou moins profond, pendant lequel l’activité cérébrale ralentit progressivement. Ce sommeil favorise la récupération physique et le repos de l’organisme.
À l’inverse, les phases d’activité cérébrale intense sont appelées sommeil paradoxal. Durant ces périodes, le cerveau est aussi actif que pendant l’éveil. C’est à ce moment-là que surviennent les rêves, accompagnés de mouvements rapides des yeux, caractéristiques de ce type de sommeil.
Une nuit comprend généralement quatre à six cycles, chacun alternant sommeil lent et sommeil paradoxal. La durée des cycles et la proportion de chaque phase évoluent en fonction de l’âge de votre enfant.
Enfin, les besoins en sommeil varient d’un enfant à l’autre. Néanmoins, un temps de sommeil minimum reste indispensable pour assurer une croissance harmonieuse et un bon état de forme durant la journée.

La régression du sommeil chez un bébé peut se manifester de différentes manières. Voici quelques signes évocateurs :
Ces signes varient évidemment selon l’âge de votre enfant.

Dans la majorité des cas, ces phases apparaissent en lien avec une modification récente dans le quotidien ou l’environnement de votre enfant. Par exemple :
Parfois le changement peut vous sembler anodin mais il ne l’est pas pour votre enfant : un changement de disposition de son lit, un nouvel enfant qui arrive dans son mode d’accueil… Ces changements peuvent aussi être à l’origine d’une régression du sommeil.
Grâce à l’application May vous avez accès à de nombreux contenus personnalisés en fonction de l’âge de votre enfant et la possibilité de poser toutes vos questions aux professionnels de santé via le tchat 7j/ 7 de 8h à 22h.

Même si rien ne l’explique dans les études, on observe que ces phases de régression du sommeil apparaissent plus fréquemment à certaines étapes clés du développement de l’enfant, notamment :
On évoque alors ce que l’on appelle l’éveil des 4 mois : le bébé connaît un grand éveil relationnel et une phase de développement émotionnel conséquente. Il cherche de plus en plus à entrer en relation et à découvrir le monde. L’organisation de son sommeil évolue également, avec l’apparition de phases de sommeil légers, pouvant expliquer des réveils plus fréquents.
Grâce au 4 pattes, votre bébé gagne en autonomie. Cette période peut aussi être marquée par les premières poussées dentaires et par une sensibilité accrue à la séparation avec ses figures d’attachement.
Il acquiert la marche, ses émotions sont toujours très intenses et son développement cognitif est très actif.
La prise de conscience de la séparation peut être encore présente et il continue d’acquérir de nouvelles compétences motrices.
Votre enfant s’affirme davantage et apprend à parler. Il peut maintenant aussi faire des choix et chercher à négocier l’heure du coucher.
Des régressions peuvent encore survenir après 3 ans, les cauchemars et les peurs nocturnes pouvant perturber le sommeil.
Bien heureusement, les phases de régressions ne durent pas éternellement. Elles durent en moyenne entre 2 et 3 semaines.

Il n’est pas toujours évident de savoir comment se comporter face à ces phases de régressions. Pour vous guider au mieux, voici quelques conseils :
Si votre enfant pleure, vous pouvez :
Ces approches ne conviennent pas à toutes les familles, ni à tous les âges. Il n’existe pas de méthode universelle et l’essentiel est de choisir une solution cohérente avec les besoins de votre enfant.

Il n’y a pas d’inquiétude à avoir concernant les phases de régression du sommeil. Il faut s’armer de patience.
En cas de doute, vous pouvez en parler avec votre professionnel·le de santé ou bien vous rendre sur la messagerie May et poser toutes vos questions à nos infirmières puéricultrices qui pourront vous conseiller.
En résumé, il ne s’agit pas d’un retour en arrière ou d’un problème, mais d’une évolution normale du sommeil liée au développement neurologique, émotionnel et moteur de votre enfant. Le sommeil se transforme et se complexifie, ce qui peut temporairement le rendre plus fragile. Les régressions du sommeil sont naturelles et participent au développement de votre bébé. Elles ne durent généralement pas très longtemps et ne doivent pas vous inquiéter.
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Crédits photos : YuriArcursPeopleimages | leungchopan | puhimec | drazenphoto | Johnstocker
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