Périmètre crânien échographie : rôle, mesure et interprétation
L’acquisition du langage et l’éveil linguistique font partie des étapes de développement les plus marquantes. Elle se fait à des rythmes différents, propres à chaque enfant. Quand un bébé commence-t-il à parler ? Comment l’encourager ?
À quel âge mon bébé dira son premier mot ? On fait le point.
Avant tout, n’oubliez pas que chaque enfant se développe à son rythme. Si votre bébé parle plus tôt ou plus tard que d’autres, pas de panique. D’autant plus que la plupart parviennent déjà très bien à se faire comprendre en communiquant à leur manière (mimiques, petits bruits…).
La découverte des mots se fait par étapes. Celles décrites ci-dessous ne sont données qu’à titre indicatif, pour vous faire une idée générale des grandes étapes de développement du langage. Elles ne sont pas une chronologie absolue qui vaut pour tous les bébés.
À noter : le babillage n’est pas un passage obligatoire. Certains bébés ne babillent pas. Ils ont beau être en capacité de faire ces petites vocalisations, il se peut qu’ils n’en ressentent tout simplement pas le besoin. Le babillage, ou l’absence de babillage, n’a aucune influence sur les capacités de votre bébé à parler plus tard.
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“Le cerveau de votre bébé analyse de façon statistique les phrases qui lui sont adressées. À l’oral, les mots se succèdent sans espace, ce qui représente une grande difficulté d’apprentissage. Le bébé, en repérant les syllabes qui sont le plus souvent associées, trouve tout seul les frontières entre les mots ; où est-ce qu’ils commencent, où est-ce qu’ils finissent… “voilaunbiberonpourmonjolibébé” deviendra petit à petit “voilà un biberon pour mon joli bébé” !”

Comme vu plus haut, l’acquisition du langage et la prononciation exacte de certains mots, même courants, peuvent prendre du temps et chaque enfant se développe à son rythme. C’est important de lui laisser le temps de faire ses découvertes. Par contre, on sait que les encouragements sont une valeur sûre pour le pousser vers ses premiers mots et ses premières interactions.
Vous pouvez stimuler son éveil linguistique avec quelques jeux.
En attendant qu’il maîtrise son premier mot, rien ne vous empêche de mettre en place des systèmes de communication qui vous sont propres : des signes précis pour dire “j’ai faim” ou “je suis fatigué·e”, des imagiers pour montrer ses émotions, des cartes avec des objets ou des moment du quotidien… Il s’agit d’aider votre enfant à s’exprimer, tout en mettant des mots sur chaque chose pour l’aider à acquérir du vocabulaire.

La plupart des parents attendent avec impatience le premier mot de leur enfant. Un encouragement après l’autre, les syllabes que votre enfant prononce deviennent des mots. Il s’agit généralement de mots clés, simples et, souvent, avec une syllabe double. Voici les 10 plus courants :
Ou peut-être que ce ne sera rien de tout ça ! Tout dépend de ce qui l’entoure, ce qui capte sa curiosité… Votre enfant vous réserve bien des surprises, pourquoi n’en ferait-il pas autant avec son premier mot ?
Bon à savoir : outre ces mots courants, il est fort probable que votre bébé développe assez vite son propre langage, essentiellement composé de mots valise ou de demi-mots, que vous serez probablement le ou la seul·e à comprendre.

Comme mentionné plus haut : chaque enfant a son rythme d’apprentissage. S’il parle plus tard que d’autres enfants, c’est peut-être parce qu’il est davantage concentré sur le développement de sa motricité (un enfant n’apprend souvent qu’une seule chose à la fois) ou tout simplement qu’il n’est pas encore prêt pour ces découvertes.
Il est important de se caler sur son rythme, sans trop le pousser et de rester bienveillant·e en vous mettant à sa hauteur lorsque vous lui parlez. Pour favoriser une communication douce, il est également conseillé d’adapter l’intonation de votre voix. Cela étant dit, bien entendu, écoutez-vous ! Si vous avez une inquiétude persistante quant à son acquisition du langage ou que vous ne voyez aucun signe de progression, n’hésitez pas à demander l’avis d’un·e professionnel·le.
À titre indicatif, certains signes peuvent être révélateurs d’un besoin d’accompagnement spécialisé :
Plus tôt ces symptômes sont détectés et plus tôt vous pourrez l’aider à surmonter ses difficultés de langage. Un trouble auditif non détecté peut également retarder l’apparition des mots : le bilan d’un ORL ou orthophoniste peut être utile en cas de doute. De plus, il est important que votre enfant soit capable de se faire comprendre par un adulte extérieur et de comprendre des consignes simples avant son entrée en maternelle.
Attention, avant ses 3 ans, le bégaiement n’est pas inquiétant. Bien souvent, c’est que l’enfant veut parler trop vite ou qu’il est concentré sur autre chose. En revanche, passé ses 3 ans, le ou la pédiatre pourra faire un bilan et proposer une rééducation si besoin. Il faut rester patient·e et bienveillant·e en l’aidant à dire le mot sur lequel il butte par exemple et veiller à ne pas le stresser.
Bon à savoir : dans de rares cas, des troubles plus spécifiques comme une dysphasie (trouble durable du développement du langage oral) peuvent être évoqués par les professionnel·le·s de santé. Un repérage précoce permet toutefois d’accompagner au mieux le développement de l’enfant en cas de besoin.

Il n’y a pas vraiment de signe précis mais lorsqu’il a passé l’étape de la découverte des gazouillis et des babillages (étapes de vocalisation durant lesquelles votre nourrisson “entraîne” sa voix), vous pouvez commencer à attendre son premier mot.
N’oubliez pas que le babillage n’est pas obligatoire, votre bébé peut donc passer directement à l’étape du premier mot après les gazouillis ! D’une manière générale, quand vous sentez qu’il tente de produire des sons différents que ceux qu’il fait d’habitude, tendez l’oreille. Vous pourriez bien être témoin de son premier mot.
Bon à savoir : le développement du langage écrit quant à lui ne se fera pas avant ses 6 ans car il est nécessaire que le langage oral soit préalablement acquis.

Si, à la maison, deux langues cohabitent, vous pouvez être rassuré·e : l’exposition précoce au bilinguisme n’est pas à l’origine de troubles du langage. Les données scientifiques montrent qu’apprendre plusieurs langues dès le plus jeune âge ne fragilise pas le développement langagier, même chez les enfants qui présentent déjà certaines difficultés.
Le parcours d’un enfant bilingue peut toutefois sembler différent :
Ses compétences ne sont pas toujours réparties de manière égale entre les deux langues. Il peut se montrer plus à l’aise pour raconter, structurer ses phrases ou manier la grammaire dans l’une, et posséder un vocabulaire plus riche ou plus spontané dans l’autre. Cette répartition est naturelle et évolutive.
Les premiers mots peuvent apparaître dans une langue, puis dans l’autre, sans ordre précis. L’enfant puise simplement dans la langue qui lui vient le plus facilement selon la situation, l’interlocuteur ou le contexte émotionnel. L’important n’est pas de comparer chaque langue séparément, mais d’observer l’ensemble de ses productions. C’est la somme de ses acquis dans les deux langues qui permet d’évaluer son développement.
Avec le temps, la langue dominante peut changer. L’entrée à l’école, les fréquentations, les habitudes familiales ou les activités quotidiennes influencent l’aisance linguistique. Rien n’est figé.
Il est également fréquent qu’un enfant alterne les langues au sein d’une même phrase. Ce “mélange” n’est ni un signe de confusion ni un indicateur de difficulté : il reflète simplement une stratégie efficace pour communiquer quand un mot manque dans l’une des deux langues. Ce fonctionnement est d’ailleurs courant chez les adultes bilingues.
En somme, le bilinguisme constitue une richesse. Il façonne un développement linguistique singulier mais parfaitement compatible avec une progression harmonieuse.
N’hésitez donc pas à vous adresser à votre enfant dans votre langue maternelle : c’est la langue que vous maitrisez le mieux et cela sera donc plus naturel pour lui et pour vous. Votre enfant parlera peut-être plus souvent la langue de l’école, qui est la langue associée aux amis, mais s’enrichira d’être exposé quotidiennement à deux langues différentes. Cela lui permettra également de s’imprégner de deux cultures différentes, une vraie chance dans la vie !
Certaines recherches mettent même en évidence un meilleur développement cognitif lié à ce bilinguisme, apportant à l’enfant une plus grande créativité et une meilleure résolution des problèmes. À long terme, ce bilinguisme ouvrirait également plus d’opportunités scolaires et/ou professionnelles.
“Il faut savoir que, dans les tout premiers mois de vie, l’enfant perçoit finement la différence entre des phonèmes acoustiquement très proches comme “ba” et “pa”. Son cerveau est réceptif aux sons de toutes les langues. Mais au cours de la première année, les enfants perdent la capacité à percevoir les phonèmes des langues étrangères pour se concentrer sur ceux qui leur seront utiles dans leur langue maternelle. Le cerveau est bien fait , c’est ce qui permet à l’enfant de progresser !”

Et lorsque le premier mot a été prononcé alors ? Comment l’encourager un peu plus dans l’acquisition de vocabulaire et le développement de son langage ? Voici quelques conseils pour l’aider dans son apprentissage des mots.
S’improviser guide touristique : “oh le gentil chien”, “ce sont de jolies fleurs”, “qu’il est beau ce pantalon”, “tu vois le grand arbre ?”, etc. N’hésitez pas à attirer son attention sur des choses ou des objets puis nommez-les. De même, si votre enfant vous montre quelque chose, dites-lui de quoi il s’agit et utilisez des adjectifs pour le décrire, ça l’aidera à associer les mots avec ce qu’il voit et à découvrir son environnement.
Parler (presque) tout le temps : même s’il ne sait pas encore vous répondre, rien ne vous empêche de le familiariser avec les mots et les actions du quotidien. Quand vous l’aidez à s’habiller, vous pouvez lui dire “tiens aujourd’hui on met les chaussettes blanches”. De même quand vous faites le goûter ou que vous rangez sa chambre.
Être expressif·ve : découvrez votre visage (écharpe, lunettes de soleil, masque…) et accentuez vos mimiques en lui parlant pour l’aider à saisir le contexte de ce que vous lui dites.
Joindre le geste à la parole : c’est déjà quelque chose que vous faites naturellement en parlant avec d’autres personnes, vous agitez les mains ou mimez des situations. En faisant la même chose avec votre bébé, vous l’aidez dans sa progression : ça va lui permettre de comprendre la consigne que vous lui donnez ou la scène que vous lui racontez.
Lire des livres, raconter des histoires et chanter des comptines : en variant les supports, vous rendez l’apprentissage des mots plus stimulant pour votre bébé. Il est possible qu’il vous réclame toujours la même histoire ou la même musique, c’est normal. Les enfants apprennent grâce à la répétition.
Même si son expression est encore balbutiante, n’oubliez pas que votre bébé comprend bien plus de mots qu’il ne sait en prononcer. Vous pouvez donc aussi commencer à lui donner des consignes simples comme « Viens me voir » ou « C’est l’heure du dodo ».
En résumé, l’apparition des premiers mots ne répond à aucune date précise. Entre les gazouillis des premiers mois, le babillage, les premiers mots vers 12 mois puis les petites phrases autour de 2 ans, le langage se construit progressivement, à travers des essais, des répétitions et beaucoup d’interactions.
Chaque enfant avance à son propre rythme. Certains parleront tôt, d’autres prendront davantage de temps sans que cela ne soit forcément préoccupant. L’essentiel est de maintenir un climat bienveillant, stimulant et rassurant.
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Crédits photos : Image-Source | FoToArtist_1 | nd3000 | MaplesImages | Desizned
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