La fécondation in vitro (FIV) est aujourd’hui l’une des techniques de procréation médicalement assistée les plus connues et les plus pratiquées. Elle représente une étape importante pour de nombreuses femmes confrontées à des difficultés pour concevoir un enfant. Quel est le nombre de FIV autorisées en France ? On fait le point.
Qu’est-ce que la FIV ?
La fécondation in vitro (FIV) est une des techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP, aussi appelée PMA). Elle repose sur le fait de réaliser une fécondation, c’est-à-dire de provoquer la rencontre d’un ovocyte et d’un spermatozoïde, en laboratoire, en dehors de votre corps. L’embryon obtenu est ensuite transféré dans votre utérus afin de permettre le développement d’une grossesse.
La FIV peut alors être réalisée avec :
- vos ovocytes et les spermatozoïdes de votre partenaire,
- vos ovocytes associés au sperme d’un donneur,
- le sperme de votre partenaire et les ovocytes congelés provenant d’une donneuse anonyme,
- le sperme et les ovocytes issus tous deux de dons.
Le recours à un ou plusieurs dons de gamètes est envisagé notamment dans les situations suivantes :
- lorsqu’il existe un risque de transmission d’une pathologie génétique à l’enfant,
- en cas d’infertilité chez l’un des membres du couple,
- dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation pour une femme seule ou pour un couple de femmes.
Bon à savoir : la FIV ne doit pas être confondue avec l’insémination artificielle où les spermatozoïdes sont déposés directement à l’intérieur de l’utérus pour faciliter leur rencontre avec l’ovule.
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Le cadre légal de la FIV en France
La FIV représente aujourd’hui un véritable espoir pour de nombreuses femmes. En France, le parcours de la PMA est strictement encadré par la loi.
La loi de bioéthique et son évolution
En France, le cadre légal de la FIV s’appuie sur la loi de bioéthique, qui évolue régulièrement pour s’adapter aux avancées médicales et aux attentes de la société. Voici les principales étapes marquantes de son évolution :
- 1994 : première loi de bioéthique, qui pose les bases de l’assistance médicale à la procréation. Elle autorise la FIV uniquement pour les couples hétérosexuels souffrant d’infertilité médicale.
- 2004 & 2011 : révisions successives qui précisent les conditions d’accès et le rôle des organismes de référence dans le suivi des pratiques (notamment la création de l’Agence de la biomédecine).
- 2021 : réforme majeure élargissant la PMA à toutes les femmes, y compris les femmes seules et les couples de femmes, et confirmant la prise en charge d’un certain nombre de tentatives de FIV par l’Assurance Maladie.
Bon à savoir : l’évolution de la loi en 2021 a également permis l’accès à la congélation d’ovocytes en France, pour toutes les femmes sans raison médicale dès leur 29ème anniversaire et jusqu’à leur 37ème anniversaire.
Les organismes de référence
Plusieurs institutions veillent au respect de la réglementation et à l’accompagnement des patientes dans leur parcours de FIV :
- L’Assurance Maladie : elle prend en charge financièrement jusqu’à quatre tentatives de FIV, sous réserve de respecter les critères médicaux et administratifs (âge, indications médicales, etc…).
- L’Agence de la biomédecine : il s’agit de l’autorité nationale qui encadre les pratiques de la PMA, délivre les autorisations aux centres et publie des recommandations sur la gestion des embryons, la congélation d’ovocytes et les techniques comme l’insémination artificielle.
- Les agences régionales de santé (ARS) : elles assurent le contrôle qualité des établissements pratiquant la FIV et veillent à la sécurité des soins.
- Les équipes médicales spécialisées en PMA : les gynécologues, les biologistes, les sages-femmes vous accompagnent à chaque étape.
Ce cadre légal vise à garantir l’équité d’accès, la sécurité des patientes, la protection de l’embryon et la qualité des soins dans tout le parcours de procréation assistée.

Est-ce qu’il y a un nombre de FIV autorisées en France ?
En France, il y a un nombre de FIV prises en charge par l’Assurance Maladie. La fécondation in vitro est encadrée par un cadre légal et médical précis, qui définit à la fois les conditions d’accès au traitement et les limites de prise en charge par la Sécurité sociale.
Combien de FIV prises en charge par la Sécurité sociale ?
En France, le nombre de FIV prises en charge financièrement par la Sécurité sociale est limité à quatre tentatives complètes par femme, que ce soit pour un couple ou pour une femme seule. Une tentative complète inclut tout le parcours : de la stimulation ovarienne, à la ponction des ovocytes, la mise en contact des gamètes, la FIV jusqu’au transfert d’embryon dans l’utérus. Au-delà de ce nombre, vous avez la possibilité de faire des FIV supplémentaires mais elles seront entièrement à vos frais.
Si une grossesse est obtenue et qu’elle se termine par une naissance, le compteur des tentatives est remis à zéro pour un nouveau projet d’enfant.
Bon à savoir : l’Assurance Maladie prend également en charge à 100 % jusqu’à six inséminations artificielles.
Les conditions d’accès à la FIV
La FIV est ouverte à toutes les femmes. Cependant, certaines conditions médicales et administratives s’appliquent :
- L’âge limite : la prise en charge est possible jusqu’au 43e anniversaire de la femme au moment de la tentative de FIV. Au-delà, la Sécurité sociale ne rembourse plus les traitements.
- L’état de santé : un bilan de fertilité est réalisé pour vérifier la qualité de l’ovulation, la réserve ovarienne ainsi que la qualité du sperme. La FIV n’est proposée qu’en cas d’infertilité avérée ou lorsque d’autres méthodes comme l’insémination artificielle ont échoué.
- La situation familiale : la FIV est accessible aux couples mariés, pacsés, en concubinage ou aux femmes seules. Aucune condition de durée de vie commune n’est exigée.
Les démarches administratives d’une FIV
Pour bénéficier de cette prise en charge d’une FIV, il convient de suivre plusieurs démarches administratives essentielles :
- La consultation initiale : le parcours débute par un rendez-vous avec un spécialiste de la PMA. Un bilan de fertilité est réalisé pour évaluer la qualité de l’ovulation, de la réserve ovarienne et du sperme.
- Le dossier de demande de prise en charge : l’équipe médicale constitue un dossier comprenant les résultats des examens, l’indication médicale et le projet de procréation. Ce dossier est soumis à l’Assurance Maladie pour validation.
- L’accord préalable : l’Assurance Maladie délivre un accord écrit indispensable avant d’entamer les traitements de stimulation et les tentatives de FIV. Cet accord garantit la prise en charge à 100 % des frais médicaux liés à la FIV, dans la limite des quatre cycles autorisés.
- Consentement écrit : chaque membre du couple, ou la femme seule, doit signer un consentement éclairé avant chaque cycle de FIV.
La fécondation in vitro s’inscrit aujourd’hui comme une solution médicale majeure pour accompagner les projets de parentalité, quels que soient la situation familiale ou le parcours de vie. En France, ce dispositif bénéficie d’un encadrement légal strict et d’une prise en charge financière protectrice, visant à garantir l’équité d’accès, la sécurité des patientes et la qualité des soins.
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