Sciatique pendant la grossesse : symptômes, causes et solutions
L’asthme est une maladie fréquente chez l’enfant. Comment reconnaître les signes d’une crise d’asthme ? Quels sont les bons réflexes à adopter pour soulager rapidement votre enfant ? Comment limiter les risques d’apparition des crises au quotidien ?
Asthme chez l’enfant / bébé : on fait le point.
Si votre bébé de moins de 3 ans a eu au moins 3 épisodes de gêne respiratoire accompagnés de sifflements ou “sibilants”, on peut parler alors d’asthme du nourrisson. Mais quelles seront les conséquences à plus ou moins long terme ?
Chez l’enfant plus grand, l’asthme se définit comme des épisodes de sifflements ou crises d’asthmes à répétition.
L’asthme est la maladie chronique la plus répandue chez l’enfant / le bébé. Aujourd’hui, selon l’Assurance Maladie, près de 10% des enfants souffrent d’asthme et le nombre d’enfants asthmatiques ne fait qu’augmenter. Si votre enfant est asthmatique, vous le saurez généralement assez tôt : 50% des premières crises d’asthmes apparaissent durant la première année de vie. Et le chiffre atteint 95% avant 5 ans. Pour autant, un nourrisson asthmatique ne le reste pas nécessairement : dans 60% des cas, l’asthme du nourrisson disparaît tout seul avant 3 ans.

Les signes d’une crise d’asthme peuvent être les suivants :
Si votre enfant cumule ces symptômes, c’est très probablement une crise d’asthme. Il reste difficile de confirmer un diagnostic car beaucoup d’enfants présentent des sifflements respiratoires lors d’infections virales. Ce n’est qu’après plusieurs épisodes et selon l’évolution que le médecin peut envisager un diagnostic d’asthme précoce.

Si les crises d’asthmes sont fréquentes, votre médecin pourra donner à votre enfant un traitement de fond à base de spray contenant des corticoïdes et/ou de sachets ou de comprimés à croquer pour contrôler l’asthme (réduire la fréquence des crises).
En plus de ce traitement, l’usage d’un bronchodilatateur (comme la Ventoline ©), est utilisé pour soulager l’enfant / bébé lors des crises d’asthme.
En cas de crise d’asthme, il existe un protocole très précis. Votre médecin vous a peut-être remis un plan d’action, sinon vous pouvez suivre ces indications.
Si votre enfant va mieux. Continuez à lui donner 1 à 2 bouffées 4 fois par jour jusqu’à amélioration.
S’il ne va pas mieux :
Si la crise a nécessité plusieurs prises de bronchodilatateur ou si les symptômes ne s’améliorent pas complètement malgré le traitement, consultez votre médecin.
Si votre enfant est en collectivité ou à l’école, votre médecin peut établir un PAI ou Projet d’Accueil Individualisé pour que l’assistante maternelle, le personnel de la crèche ou l’enseignant.e puisse lui administrer le bronchodilatateur en cas de crise.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à télécharger l’application May. Une équipe d’infirmières puéricultrices et de pédiatres vous répond 7j/ 7 de 8h à 22h.

N’utilisez jamais les sprays directement. Le spray doit être administré avec une chambre d’inhalation (on ne parle pas d’une pièce dédiée de l’appartement mais d’une boîte en plastique avec un embout qui recouvre le nez et/ou la bouche de votre enfant). Pensez à nettoyer régulièrement la chambre d’inhalation pour éviter toute contamination. À partir de 5-6 ans, on peut commencer à utiliser d’autres systèmes de bronchodilatateur et/ou de traitement de fond.

L’asthme est souvent favorisé par la présence de cas d’asthme, d’allergies (comme la rhinite allergique, l’eczéma atopique ou certaines allergies alimentaires) dans la famille ou encore par une naissance prématurée.
Les épisodes de gêne respiratoire avec sifflements chez le nourrisson asthmatique sont, quant à eux, déclenchés ou aggravés par divers éléments comme les infections saisonnières (rhinopharyngites, otites) le plus souvent ou l’exposition au tabac. Les allergènes respiratoires (acariens, poils d’animaux) ou alimentaires (lait de vache, œuf, arachide) peuvent également favoriser l’apparition de crises en cas d’allergie.
D’autres facteurs peuvent intervenir, tels que les émotions fortes, les efforts physiques, la pollution de l’air et des conditions de logement défavorables, notamment en cas de moisissures. Enfin, la présence d’un reflux gastro-œsophagien chez l’enfant peut également contribuer à l’aggravation des symptômes.

Bien que l’asthme soit une maladie chronique, nous l’avons vu il y a certains facteurs qui favorisent l’apparition des crises. Voici quelques conseils pour limiter au maximum l’exposition à ces facteurs de risque :
Et pour limiter le risques d’allergie :

Si l’état de votre enfant ne s’améliore pas après l’application du protocole appelez le 15.
Et comme toujours, appelez le 15 si vous constatez l’un des troubles :
Un suivi régulier chez votre pédiatre est nécessaire. Le traitement de l’asthme doit être adapté en fonction de l’évolution des symptômes et de l’âge de votre enfant. Avec une prise en charge adaptée, la majorité des enfants asthmatiques peuvent mener une vie normale et pratiquer des activités physiques.
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Crédits photos : DragonImages | LightFieldStudios | photobac | seventyfourimages | Prostock-studio | kckate16
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