Hypotension orthostatique grossesse : comprendre et prévenir
Le sommeil est un élément essentiel au bon développement de votre bébé, c’est d’ailleurs pour ça qu’il dort autant les premières semaines ! Mais alors que son sommeil évolue petit à petit vers un rythme circadien (alternance jour/nuit), il est possible que les réveils nocturnes soient encore fréquents et que vous souhaitiez l’aider à “faire ses nuits”. Dans vos recherches, vous êtes peut-être tombé sur des remèdes homéopathiques… Mais qu’en disent les pédiatres ?
Sommeil du bébé et homéopathie : on fait le point.
Quand on parle d’homéopathie, on fait référence à une méthode thérapeutique particulière qui repose sur le principe de similitude et d’infinitésimalité (extrêmement petit). Concrètement, on administre de très faibles doses d’une substance qui, à haute dose, provoquerait les symptômes que l’on cherche à traiter.
En d’autres termes, d’après le Ministère de la Santé “la loi de similitude établit que ce qui peut rendre malade à forte dose peut guérir à faible dose”. Concrètement : le fait d’injecter à très petites doses quelque chose de similaire à ce qui nous rend malade permet de nous en guérir.
Généralement élaborés à base de plantes ou de minéraux, ces remèdes naturels peuvent être conseillés chez l’enfant ou la mère dans certaines situations d’inconfort sans gravité comme par exemple :
Bien entendu, comme pour tous les traitements, l’utilisation de l’homéopathie doit d’abord faire l’objet d’un avis d’ un·e professionnel·le de santé.
Concernant l’utilisation de l’homéopathie pour améliorer le sommeil de votre bébé – le sujet qui nous intéresse ici – nous ne vous le conseillons pas. Pour trouver le sommeil, votre enfant a surtout besoin d’un cadre rassurant et d’un rythme qui respecte son niveau de développement. Avoir recours à la médication à un si jeune âge, même s’il s’agit d’homéopathie, pourrait vous empêcher de chercher les véritables causes des troubles du sommeil de votre enfant.
L’homéopathie reste une méthode thérapeutique controversée, souvent taxée de ne faire que jouer l’effet placebo. Notez qu’à ce jour, aucune étude ne valide l’efficacité avérée de l’homéopathie. Quelques professionnel·le·s ont tout de même observé une certaine efficacité après avoir réalisé des études empiriques (une méthode de collecte de données basée sur l’observation et l’expérience).
C’est ce manque d’informations et le déremboursement récent de ces produits qui font que l’homéopathie n’est généralement pas encouragée par votre pédiatre. Particulièrement dans le cadre du sommeil, où l’effet placebo pourrait empêcher de se concentrer sur la véritable source des troubles du sommeil de votre enfant. Pour autant, l’homéopathie est sans danger pour votre bébé si la posologie vue avec votre pédiatre est respectée.
Le risque le plus associé à la prise d’homéopathie ne vient pas du médicament en lui-même mais de la pratique de l’automédication, qui a souvent tendance à aller de paire avec la prise de médicaments homéopathiques.
➡️Votre bébé est encore fragile. Lorsqu’il a un problème de santé, mieux vaut l’emmener consulter son médecin avant de commencer un quelconque traitement : déjà, parce que seul votre pédiatre est à même de déterminer si ce traitement sera bien supporté par votre enfant et adapté à son cas, ensuite pour assurer un suivi et vérifier que son état n’empire pas.
Si vous avez des questions sur le sujet, n’hésitez pas à télécharger l’application May. Une équipe d’infirmières puéricultrices vous répond 7j/7 de 8h à 22h.
Vous l’aurez compris, pour accompagner le sommeil de votre enfant, nous vous conseillons d’opter plutôt pour des options non-médicamenteuses. Voici quelques conseils clés.
Mettre en place une routine du soir avec une succession d’activités qui aboutissent au coucher permet à votre enfant de trouver plus facilement le sommeil. On appelle routines, les successions d’actions qui vont se répéter de façon identique chaque jour dans le même ordre et au même moment . Par exemple : manger, se brosser les dents, prendre son bain, se peigner, lire une histoire et se coucher.
En effet, les routines permettent à votre enfant de :
Pour que votre enfant intègre plus facilement cette routine du soir, vous pouvez utiliser des supports variés pour lui remémorer les différentes étapes à réaliser avant le coucher : une comptine, des dessins, des photos… Laissez libre cours à votre imagination. Sur May, on vous propose des cartes de routine prêtes à l’emploi !
Dans l’idée, les rituels sont assez proches des routines, sauf qu’ils s’inscrivent dans une dimension un peu plus émotionnelle. Ils facilitent le passage d’un espace (ou d’un moment) à l’autre. Par exemple, le rituel du coucher peut être de faire un bisou à toute la famille, aux doudous et de chanter une petite berceuse avant de se quitter pour la nuit. Il est adaptable à l’infini mais doit rester court, avoir un début et une fin et se dérouler toujours dans le même ordre (sans revenir en arrière).
Là aussi, les rituels ont de nombreux avantages comme :
La répétition et les routines : c’est la base de la sécurité affective. Avoir des repères stables et routiniers permet à votre enfant de visualiser les actions à venir : grâce aux routines, il sait que lorsque vous le mettez au lit et quittez la pièce, il vous reverra le lendemain matin, quand vous ouvrirez les volets par exemple. Grâce à la constance de son environnement et à la cohérence des réponses de l’adulte, il construit une forte confiance en lui et en les autres.
De la même façon, il est très important que votre enfant puisse se connecter à vous en journée, que son réservoir affectif soit bien rempli pour qu’il accepte la séparation du coucher. Cela passe par des temps d’attention et de partage de qualité, nécessaires pour appréhender ensuite la séparation liée au sommeil.
Le rythme de sommeil de votre bébé évolue sans cesse. Entre 0 et 6 mois, ses cycles de sommeil sont très courts. Entre 6 et 18 mois, le sommeil de votre enfant continue à évoluer et s’organise peu à peu avec des siestes plus régulières et un plus long sommeil nocturne. Entre 18 mois et 3 ans, le sommeil de votre enfant évolue encore et devient très proche de celui de l’adulte en conservant une sieste l’après -midi.
Ses besoins de sommeil ne seront donc pas les mêmes en fonction de son âge et des étapes de développement qu’il franchit, ce qui peut chambouler ce rythme déjà si instable. Le rythme concerne donc ses horaires de sommeil mais aussi ceux de ses repas. C’est l’équilibre entre tous ces moments clés de sa journée qui vont l’aider à avoir une hygiène de sommeil la plus adaptée pour lui.
N’hésitez pas à consulter un·e professionnel·le de santé pour mieux comprendre le rythme de votre bébé. Nos infirmières puéricultrices sont disponibles sur le tchat 7j/7 et nous vous proposons également des fiches pratiques qui résument les éléments clefs du sommeil de votre bébé, une masterclass, des articles, des astuces pour endormir votre enfant … ainsi qu’un outil pour suivre son sommeil !
Le sommeil est donc un élément essentiel au bon développement de votre enfant, il est normal de vouloir le faciliter le plus possible. L’homéopathie n’est pas recommandée car il vaut mieux que votre bébé arrive à trouver seul le sommeil. En revanche, bonne nouvelle, des alternatives efficaces existent ! Sur May, nous vous avons préparé des articles, des fiches pratiques et même une masterclass pour répondre à toutes vos questions sur cet important sujet.
Écrit par Sonia Monot avec les expert·e·s May.
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Photo : Paulynn072
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