Déclaration de grossesse à l’employeur : démarches, délai et droits
Les vaccins procurent une protection quasi-totale contre un grand nombre d’infections, dont certaines mortelles. Ils sont un élément clé de la santé de chacun·e mais également du système de santé dans son ensemble. Pourquoi faire vacciner mon bébé ? Quand faire les vaccins de mon bébé ? Comment soulager mon bébé lors des vaccins ? Quels effets secondaires après un vaccin ?
Les vaccins chez le bébé / l’enfant : faisons le point.
La vaccination des bébés et des enfants est une étape essentielle pour les protéger contre de nombreuses maladies graves, parfois mortelles.
La vaccination est tout simplement l’une des avancées thérapeutiques majeures de la médecine moderne. Selon l’OMS, les vaccins sauvent près de 3 millions de vies chaque année. Les vaccins nous protègent donc de certaines maladies, tout en protégeant aussi les autres puisqu’ils limitent le développement des maladies contagieuses.
C’est ainsi que les vaccins ont permis d’éradiquer certaines maladies mortelles. C’est par exemple le cas de la variole dans le monde ou de la poliomyélite et de la diphtérie en France. À l’inverse, ne pas vacciner les enfants les expose à des maladies dont les complications peuvent être très graves et même mortelles. Certaines maladies ressurgissent parfois, comme la rougeole. Cela met aussi en danger l’entourage de la personne contaminée, en particulier les nourrissons qui n’ont pas pu encore être vaccinés.
L’immunité collective est ainsi recherchée. Avec suffisamment de personnes vaccinées équitablement sur le territoire, les virus circulent moins et les plus fragiles sont protégés. D’après l’Assurance maladie, pour garantir une protection efficace de la population, 95 % des enfants devraient être vaccinés.
En France, ce taux est atteint pour les vaccins obligatoires de longue date (comme la diphtérie ou le tétanos). En revanche, la couverture reste insuffisante pour certains vaccins, notamment le ROR (rougeole, oreillons, rubéole), qui nécessite deux doses. Ce déficit vaccinal favorise la réapparition d’épidémies aux conséquences parfois graves.
Si le sujet vous intéresse, nous vous recommandons l’excellent reportage d’ARTE “La vaccination, un enjeu de santé publique”.
C’est pour cette raison que dans certains pays, comme la France, certains vaccins sont obligatoires. Cela signifie qu’un bébé / enfant doit être à jour de ses vaccins obligatoires pour être accepté en halte-garderie, à la crèche, à l’école ou en colonie de vacances. Alors pour vous et pour les autres, n’hésitez pas, faites vacciner vos enfants !
Les vaccinations peuvent être réalisées par les médecins, les sages-femmes, les infirmier·e·s, les centres de protection maternelle infantile (PMI), et depuis peu, par les pharmaciens d’officine pour les enfants de plus de 11 ans.
Si vous avez des questions à ce sujet, n’hésitez pas à télécharger l’application May. Une équipe d’infirmières puéricultrices et de pédiatres vous répond 7j/ 7 de 8h à 22h.

Concrètement, un vaccin va permettre au système immunitaire de votre bébé de fabriquer des anticorps contre une maladie, sans la contracter. Le jour où la maladie se présente réellement, les anticorps fabriqués grâce au vaccin pourront lutter contre elle. Ainsi, le vaccin empêche votre enfant de tomber malade ou évite les complications graves de la maladie.
Chaque année vers le mois d’avril, le ministère de la santé publie un calendrier des vaccinations. Votre médecin vous prescrira les vaccins. Néanmoins, nous vous recommandons de noter les dates clés dans votre agenda pour ne rien oublier.
Si votre enfant est né après janvier 2018, vous devez réaliser 11 vaccins obligatoires avant ses deux ans (contre 3 auparavant): la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, l’ Haemophilus influenzae B, la coqueluche, l’ hépatite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, les pneumocoques les plus virulents, le méningocoque C auxquels s’ajoutent les méningocoque B et A, W, Y depuis le 1 janvier 2025. Ces vaccins seront fait toutefois sur 8 rendez-vous avec 13 injections en tout grâce aux vaccins combinés.
Comme vous pouvez le constater, 4 vaccins sont recommandés en plus des vaccins obligatoires:
Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas de contre indication des vaccins pour les bébés nés prématurés. Au contraire, les prématurés étant particulièrement fragiles, il est d’autant plus important de les faire vacciner. Ils devront parfois même avoir des doses supplémentaires pour que le vaccin soit efficace.
Enfin, si vous voyagez à l’étranger, certains vaccins supplémentaires peuvent être exigés ou fortement recommandés. Par exemple, le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire pour se rendre dans plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique du Sud. Le vaccin contre l’hépatite A ou la typhoïde peut aussi être conseillé selon la destination. Renseignez-vous auprès de votre médecin pour savoir quoi faire en fonction de l’âge de votre bébé.
Voici le calendrier vaccinal 2025 :

Certains vaccins peuvent engendrer de légers effets indésirables chez votre bébé. Ils sont dans l’immense majorité des cas passagers et bénins.
Ainsi, il arrive parfois que la personne vaccinée présente une sensibilité, une rougeur ou un gonflement au point d’injection. Ces symptômes peuvent s’accompagner d’une fièvre, fatigue ou de courbatures. Plus tard, on peut retrouver une boule un peu dure : pas d’inquiétude, elle est liée à la réaction immunitaire induite par le vaccin.
Si ces symptômes s’aggravent (plus de 39° de fièvre par exemple) ou durent plus de 3 jours, nous vous recommandons de contacter votre médecin.
Les contre-indications sont rares.
En cas de maladie et/ou de fièvre ou encore de poussée d’eczéma, on recommande de différer la vaccination. Les allergies aux vaccins sont rares et doivent faire l’objet d’un bilan allergologique. Les enfants allergiques à l’œuf peuvent le plus souvent être vaccinés contre la grippe et par le vaccin Rougeole-Oreillons-Rubéole.
Seuls certains vaccins, les vaccins vivants, sont contre-indiqués en cas de déficit immunitaire ou de traitement immunosuppresseur.

La vaccination peut être un moment désagréable, particulièrement pour les enfants. Pour votre bébé comme pour vous, on a rassemblé quelques petites astuces pour que tout se passe bien:
Bon à savoir : respecter le calendrier de vaccination vous permettra d’éviter la période critique: entre 2 et 6 ans. Avant 2 ans, votre bébé n’est pas tout à fait conscient qu’il va être vacciné et n’appréhende donc pas le geste. Après 6 ans, il est capable de comprendre l’objectif d’un vaccin et de vaincre sa peur de l’aiguille. C’est entre les deux que l’exercice peut s’avérer plus difficile.
La protection vaccinale ne s’arrête pas aux 2 ans de l’enfant. Des rappels sont nécessaires à 6 ans, 11-13 ans, 14 ans, puis à l’âge adulte afin de maintenir une immunité suffisante. Certes, les rendez-vous vaccinaux peuvent être sources d’inquiétude ou de petits désagréments mais ils offrent une sécurité inestimable face aux infections. Faire vacciner votre enfant, c’est lui donner les meilleures chances de grandir en bonne santé, tout en participant à la solidarité sanitaire qui protège les plus fragiles.
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Crédits photos : GroundPicture | YuriArcursPeopleimages | XiXinXing
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