Bébé pleure de fatigue mais ne veut pas dormir : causes et solutions
L’allaitement maternel est un mode d’alimentation très bénéfique pour l’enfant, d’ailleurs, ses nombreuses vertus pour la santé ne sont aujourd’hui plus à prouver. Pour les mères qui ont choisi cette méthode, vous vous demandez peut-être jusqu’à quel âge poursuivre l’allaitement de votre bébé ? À partir de quand parle-t-on d’allaitement prolongé ? Quelles sont les recommandations ?
L’allaitement prolongé : on fait le point.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’UNICEF recommandent l’allaitement maternel exclusif durant les 6 premiers mois de vie du nourrisson. En effet, le lait maternel apporte toute l’énergie et les nutriments dont le nourrisson a besoin pendant cette période.
Entre 4 et 6 mois, la diversification alimentaire peut débuter mais le lait reste l’aliment principal jusqu’à 1 an. L’alimentation solide va alors apporter de nouveaux nutriments et compenser les besoins non couverts totalement par le lait maternel, comme le fer par exemple.
Rien ne vous empêche de poursuivre ou d’arrêter l’allaitement juste après les 6 mois recommandés. Le choix de la durée de l’allaitement vous appartient !
Certaines mères prennent la décision de ne pas allaiter du tout. Lorsque les bébés ne sont pas allaités, ils sont alimentés grâce à du lait artificiel pour les nourrissons fabriqué à base de lait de vache. Ce lait en poudre pour bébé est un substitut au lait maternel, spécifiquement adapté pour répondre aux besoins nutritifs du bébé. Alors si vous optez pour un allaitement au lait infantile, ne culpabilisez pas !
Bon à savoir : attention toutefois à ne pas donner de lait de vache standard à votre bébé avant 1 an.
Grâce à l’application May vous avez accès à de nombreux contenus personnalisés en fonction de l’âge de votre enfant et la possibilité de poser toutes vos questions aux professionnels de santé via le tchat 7j/ 7 de 8h à 22h.

Vous pouvez poursuivre l’allaitement jusqu’aux 3 ans de votre bébé et même au-delà si des aliments complémentaires sont intégrés au régime alimentaire de votre enfant.
En effet, plus votre enfant grandit et moins l’allaitement maternel exclusif couvre la totalité de ses besoins nutritifs. Il est donc important d’ introduire des aliments petit à petit.

Un allaitement maternel prolongé n’a pas d’inconvénient pour le bébé. Plusieurs des effets bénéfiques lors de la pratique de l’allaitement sont liés à sa durée et son exclusivité. Pour faire simple, plus l’allaitement exclusif dure longtemps, plus les effets bénéfiques sur les enfants sont considérés comme importants.
Du côté de votre bébé, l’allaitement maternel exclusif permet :
De plus, le lait maternel s’adapte parfaitement aux besoins de votre enfant et sa prise de poids en fonction de son âge et de son environnement.
De votre côté, l’allaitement maternel permet également de:
Bon à savoir : les tranchées du post-partum correspondent aux contractions post-accouchement. Elles ont une double utilité : empêcher des saignements trop importants et rétracter l’utérus afin qu’il retrouve sa taille d’avant grossesse. Votre utérus ne retrouvera sa taille « normale » qu’à la faveur de centaines, voire de milliers de contractions. Rassurez-vous, seule une petite partie de ces contractions seront perçues comme douloureuses.
Lorsque votre enfant tète, la production d’ocytocine se déclenche dans votre corps. L’ocytocine va alors stimuler la montée de lait et accélérer les contractions utérines. Les tranchées se retrouvent souvent amplifiées lors des tétées ce qui signifie que l’utérus se rétracte beaucoup plus lors de l’allaitement.

L’allaitement de votre enfant sur le long terme est tout à fait possible, à condition de continuer à stimuler votre lactation pour produire suffisamment de lait. Si votre bébé continue à téter régulièrement, la production de lait maternel se poursuit et vous pouvez continuer à allaiter.
N’hésitez pas à maintenir un rythme de 3 tétées par jour minimum et à utiliser un tire-lait pour stimuler vos seins et favoriser le réflexe d’éjection si vous êtes en pleine reprise du travail par exemple. En plus, cela peut vous permettre de prévoir des biberons d’avance pour quand vous faites garder votre bébé.
Il est également possible de continuer l’allaitement lors de la reprise du travail. Il n’y a donc aucune obligation de sevrer votre bébé. Voici quelques conseils pour poursuivre votre allaitement en travaillant
Il vous faudra prévoir une solution adéquate pour stocker et transporter votre lait : si vous avez accès à un réfrigérateur au travail, conservez le lait dedans. Pour le transport, une pochette isotherme avec des pains de glace permettra de maintenir la chaîne du froid.
L’avis de votre entourage concernant votre allaitement prolongé peut peser sur le moral. Les parents sont souvent confrontés à l’avis de leur entourage concernant l’éducation ou encore l’alimentation des enfants.
Néanmoins, il est important que personne ne remette en cause vos choix concernant votre enfant. Vous et vous seule, avec votre co-parent, savez ce qui est bon pour votre bébé. Les vertus de l’allaitement sur les bébés ne sont plus à démontrer et la pratique de l’allaitement est plus que recommandée pour les mamans.
Allaiter un bébé ou non relève de votre choix. Si vous estimez que vous avez l’envie de continuer à allaiter votre enfant, ne vous en privez pas ! Aussi, n’hésitez pas à vous octroyer des pauses en passant du temps avec des personnes de confiance, qui se passeront de commentaires peu agréables ou agaçants.

Il arrive que la fin de l’allaitement provienne de la volonté des bébés allaités. C’est ce que l’on appelle le sevrage naturel, par opposition au sevrage planifié qui est à l’initiative du parent. Le sevrage naturel est, de ce fait, plus simple car le bébé exprime seul sa volonté de mettre un terme à l’allaitement en refusant le sein.
Vers l’âge de 6 mois, les bébés ont déjà bien débuté la diversification alimentaire afin d’obtenir des apports nutritifs adaptés à sa croissance. Ce changement de régime alimentaire représente une véritable étape dans sa vie. Votre bébé découvre de nouvelles sensations alimentaires, bien différentes des tétées qu’il connaissait jusque-là.
Il est généralement conseillé de ne pas débuter le sevrage du lait maternel à ce moment-là. Débuter le sevrage de l’allaitement lors de la diversification apporte un changement supplémentaire à une période déjà bien mouvante, ce n’est donc peut être pas le moment idéal.

L’ocytocine et la prolactine sont les deux hormones qui déclenchent l’écoulement et la production de lait maternel afin de nourrir votre bébé. Lorsque votre sein qui allaite n’est pas stimulé par la succion du bébé ou par l’extraction par tire-lait, la prolactine ne peut pas se libérer et la lactation ne peut pas se mettre en place.
Le meilleur moyen pour arrêter l’allaitement est le sevrage progressif de votre bébé allaité. N’hésitez pas à remplacer la tétée de fin d’après-midi de votre bébé par un biberon de lait infantile.Vous allez en fait mettre progressivement en place une sorte d’allaitement mixte, c’est-à-dire une alternance entre allaitement au sein et biberons de lait infantile pour ne pas stopper l’allaitement de manière trop brutale.
Un sevrage précoce de l’allaitement peut créer des problèmes d’engorgement. Les mamans allaitantes peuvent alors faire face à une mastite (une inflammation du sein).
Si vous présentez des douleurs à la suite d’un engorgement, nous vous conseillons de consulter un·e professionnel·le de santé (sage-femme, infirmière puéricultrice consultante en lactation ou encore un·e pédiatre pour anticiper les effets que cela pourrait avoir sur votre nourrisson allaité).
L’introduction du biberon se fait généralement à la même heure, tous les jours, afin que le corps comprenne que le sein ne sera plus sollicité et que le bébé se détache peu à peu du sein.
Avec le temps, vous pourrez remplacer de plus en plus de tétée. Les professionnel·le·s de santé estiment qu’il faut au moins 1 mois pour sevrer votre nouveau-né ou votre bébé en douceur. Avec le temps, votre bébé ne réclamera plus le sein.
Voici quelques astuces pour commencer le sevrage en douceur :
Parlez à votre bébé avec douceur et expliquez-lui votre choix. Rassurez-le en lui disant que cela ne change en rien l’amour que vous lui portez.
Vous pouvez également lui proposer le biberon à un moment où il n’a pas faim, lorsqu’il est calme et disponible pour découvrir cette nouvelle sensation.
Il est important de ne jamais forcer votre bébé, chacun avance à son rythme. Pour faciliter la transition, les premiers biberons peuvent être donnés par une autre personne que vous, idéalement quelqu’un de familier pour votre enfant mais ce n’est pas une obligation.
En résumé, l’allaitement maternel exclusif est recommandé pendant les 6 premiers mois de vie du nourrisson. Au-delà de cette recommandation, il n’existe pas de durée “idéale” universelle : la poursuite ou l’arrêt de l’allaitement relève avant tout d’un choix personnel, propre à chaque famille. L’allaitement peut se prolonger aussi longtemps que votre bébé et vous le souhaitez, à condition d’introduire une alimentation adaptée à mesure que l’enfant grandit.

Crédits photos : TrueTouchLifestyle| Nastyaofly|tonodiaz|champzy|StiahailoAnastasiia|seventyfourimages
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