Mal de dent femme enceinte : que penser du clou de girofle ?
Lors de la grossesse, une liste d’interdictions alimentaires vous est communiquée par les professionnel·l·es de santé qui vous suivent. Le but est d’éviter les risques d’infection alimentaire qui peuvent causer des complications lors de la grossesse. On compte deux grandes catégories d’interdictions alimentaires lors de la grossesse : celle liée à la toxoplasmose et celle liée à la listériose.
Dans cet article, on s’intéresse aux risques de toxoplasmose pendant la grossesse !
La toxoplasmose est une infection par le parasite Toxoplasma gondii. Elle a la capacité de traverser la barrière placentaire et donc d’atteindre le fœtus. Dans 80% des cas, la toxoplasmose est bénigne et asymptomatique. Dans les cas où il y a des symptômes, on observe le plus souvent :
Il ne s’agit pas d’une infection contagieuse entre humains. Le parasite de la toxoplasmose existe sous forme active (oocystes) ou inactive (kystes). Son principal vecteur de propagation est le chat qui se nourrit en chassant : celui-ci ingère des rongeurs ou oiseaux contenant des kystes, qui s’activent en oocystes dans l’organisme du chat. Il émet ensuite dans la terre des matières fécales contenant des oocystes… qui seront ingérés par des rongeurs et oiseaux qui infecteront à leur tour d’autres chats. Les sols et l’eau peuvent donc être souillés par la matière fécale des chats atteints de la toxoplasmose. L’humain peut donc attraper la toxoplasmose de différentes manières :
Il est possible que vous soyez déjà immunisée contre la toxoplasmose. C’est le cas lorsque vous avez déjà été en contact avec le parasite. Pour en être sûr, le/la professionnel•le de santé qui vous suit vous prescrit un dépistage sérologique réalisé à l’aide d’une prise de sang.
Le parasite peut traverser le placenta et infecter votre bébé, on parle alors de toxoplasmose congénitale. Lorsque la mère est infectée tôt dans la grossesse, le risque de transmission au fœtus est plus faible qu’en fin de grossesse.. En revanche, les séquelles peuvent être beaucoup plus importantes pour le fœtus en début de grossesse en comparaison avec une infection en fin de grossesse. Le risque de transmission de la mère au fœtus augmente tout au long de la grossesse. Les professionnel.les de santé estiment qu’il y a 10% de risque de contamination du fœtus au premier trimestre de grossesse contre 60% de risque de contamination au dernier trimestre de grossesse.
La toxoplasmose comporte des risques de malformations chez le fœtus. Il peut notamment développer des anomalies neurologiques pouvant entraîner un retard du développement psychomoteur, ainsi que des anomalies oculaires pouvant mener à un déficit visuel. Ce dernier peut être dépisté dès la naissance ou se manifester plus tardivement pendant l’enfance, l’adolescence, ou à l’âge adulte. et oculaires a toxoplasmose peut également entraîner un arrêt de grossesse (fausse couche), un accouchement prématuré, mais aussi un retard de croissance ou dans les cas les plus graves, la mort in utéro du fœtus.
Après la naissance, le nouveau-né peut être exposé à diverses complications.
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Pour éviter tout risque de transmission, voici une liste de précautions à prendre :
❗Pensez à bien respecter la liste des interdictions alimentaires remise par votre professionnel·le santé car c’est le meilleur moyen d’éviter la toxoplasmose.
Afin d’éviter et de limiter les risques d’atteinte du fœtus, en premier lieu il vous est conseillé d’effectuer un diagnostic prénatal de la toxoplasmose. La Haute autorité de Santé (HAS) recommande une sérologie toxoplasmique (un bilan sanguin) dès la première consultation prénatale afin de rechercher la présence d’une éventuelle immunité. Et dans le cas où vous ne seriez pas immunisée, elle est à reproduire tous les mois jusqu’à l’accouchement inclus.
L’objectif est de savoir dans un premier temps si vous êtes immunisée ou non contre la toxoplasmose. Pour cela, il convient d’analyser les anticorps dirigés contre la toxoplasmose (immunoglobulines, ou “Ig”) retrouvés.
Dans ce dernier cas de figure, il n’est pas possible de savoir précisément à quel moment vous auriez pu être infectée, néanmoins, l’indice d’avidité permet d’obtenir des informations supplémentaires :
En cas d’infection avérée en cours de grossesse, vous serez alors orientée vers un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN), où vous rencontrerez des spécialistes des maladies fœtales. Ces derniers vous proposeront un suivi adapté, pouvant consister notamment en :

Dès qu’une infection par le parasite de toxoplamose est mise en évidence par les examens sanguins, une antibiothérapie par spyramicine est débutée afin de limiter le risque de transmission verticale (de la mère vers le foetus). En cas de diagnostic d’infection foetale, deux autres antibiotiques sont introduits (la sulfadiazine et la pyriméthamine) et vous sont prescrits jusqu’à l’accouchement. Ce traitement entraîne habituellement une carence en acide folique, donc vous sera prescrite une prise de comprimés d’acide folique.
Le nouveau-né présentant une toxoplasmose congénitale fera ensuite l’objet d’un suivi régulier et recevra un traitement antibiotique par pyriméthamine-sulfamides pendant au moins 1 an, et ce même en l’absence de signes cliniques car des complications peuvent survenir plus tard.
Être contaminée par la toxoplasmose comporte des risques importants pour votre bébé. Protégez votre bébé et vous en mettant en place un régime alimentaire adapté, afin que votre grossesse se déroule au mieux.
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