Prise de sang négative mais pas de règle : comprendre les causes
Le sucre, ingrédient omniprésent dans notre alimentation, suscite beaucoup d’interrogations lorsqu’il s’agit des enfants. Quelles quantités privilégier ? Quels sont les impacts sur la santé et le développement d’un enfant ?
La consommation de sucre chez l’enfant : faisons le point.
Voyons d’abord les différents types de sucres, les besoins en sucre chez l’enfant et les quantités recommandées en fonction de son âge.
Le saviez-vous ? Tous les sucres ne se valent pas. En effet, il en existe différents types, qui ont chacun un impact différent.
Les sucres naturels contenus dans les fruits ou le lait sont considérés comme moins problématiques, tandis que les sucres ajoutés sont à limiter car ils favorisent la prise de poids et les caries.
On distingue aussi les sucres rapides (ou glucides simples) des sucres lents (ou glucides complexes). Les sucres rapides désignent ceux rapidement absorbés par l’organisme (sucreries, pâtisseries, jus de fruits et certains aliments naturels…). Les sucres lents, comme leur nom l’indique, sont eux assimilés plus progressivement. Présents dans le pain, les pâtes, le riz, les légumineuses et les céréales complètes, ils fournissent une énergie durable, idéale pour la croissance et l’activité des enfants.
Vous l’avez sans doute remarqué, dès sa naissance, votre enfant a une préférence innée et marquée pour les saveurs sucrées. Cette préférence a une valeur adaptative : elle lui permet d’être attiré et de consommer avec plaisir ce qui est bon pour lui, à savoir le lait maternel (ou infantile), riche en sucres et bonnes calories. Cette préférence va l’accompagner tout au long de sa croissance et généralement s’estomper à la fin de son adolescence, qui signe la fin de sa croissance physique.
Malgré l’appétence de votre enfant pour le sucre et la satisfaction immédiate qu’il en tire, il est important d’en limiter la consommation, notamment des sucres rapides et ajoutés .
Les organismes de santé comme l’OMS et l’Anses rappellent que les sucres libres (ceux ajoutés aux aliments ou présents dans le miel, les sirops, les jus et concentrés de fruits) ne devraient pas dépasser 10 % de l’apport énergétique quotidien total, avec un objectif idéal de 5 % pour des bénéfices supplémentaires sur la santé bucco-dentaire et le poids. Concrètement, cela représente environ 15 à 25 g de sucres libres par jour pour un enfant de 4 à 6 ans, soit l’équivalent de 3 à 5 morceaux de sucre.
En France, l’Anses fixe également des repères pour les sucres totaux (hors lactose et galactose) : 60 g/j pour les enfants de 4 à 7 ans, 75 g/j pour ceux de 8 à 12 ans, et 100 g/j pour les adolescents de 13 à 17 ans. Ces recommandations incluent tous les sucres consommés, qu’ils soient naturels ou ajoutés. Pourtant, les études montrent que la majorité des enfants dépassent largement ces seuils, souvent sans s’en rendre compte, notamment à cause des sucres « cachés » présents dans les boissons, desserts industriels et produits transformés. Limiter ces apports et privilégier des sources naturelles comme les fruits frais ou les laitages nature permet d’équilibrer l’alimentation sans priver votre enfant du plaisir du goût sucré.

Le sucre n’est pas un ennemi en soi mais une consommation excessive peut rapidement devenir problématique, surtout chez les enfants dont les besoins énergétiques sont proportionnellement plus faibles que ceux des adultes.
Le sucre est déjà partout dans l’alimentation des enfants.
Ce « sucre invisible », appelé sucre caché, explique pourquoi les enfants consomment souvent beaucoup plus de sucre que ce que les parents imaginent. Par exemple, un seul verre de jus de fruits peut contenir l’équivalent de plusieurs morceaux de sucre.
Bien qu’il apporte de l’énergie, l’excès de sucre peut avoir des effets nocifs sur la santé. Les effets les plus connus sont les caries et le risque de surpoids mais les études scientifiques montrent qu’un surplus de sucre peut aller bien au-delà :

Limiter le sucre dans l’alimentation des enfants ne signifie pas l’interdire totalement : l’objectif est plutôt d’apprendre à votre enfant à reconnaître et à apprécier le goût sucré avec modération, dès le plus jeune âge. Les habitudes prises tôt sont les plus durables et permettent de réduire le risque d’excès à l’adolescence et à l’âge adulte.
Dès le début de la diversification, entre 4 et 6 mois, il est conseillé de commencer par les légumes en même temps que les fruits. Cette étape permet à l’enfant de découvrir des saveurs variées et de ne pas associer l’alimentation solide uniquement au goût sucré.
Quelques conseils pratiques :
Plutôt que de supprimer totalement le sucre, il est préférable de proposer des alternatives naturelles et saines. Les fruits entiers sont les meilleurs alliés : riches en fibres et en micronutriments, ils rassasient mieux et n’entraînent pas les pics de glycémie liés au sucre raffiné.
D’autres astuces utiles :
Avant 3 ans, il est recommandé de limiter l’apport en sucres rapides ajoutés. Les gâteaux et sucreries ne devraient pas être une habitude, même si le sucre doit faire partie des saveurs proposées.
Plus tard, on peut ajouter davantage de sucres, sans excès. Il existe de nombreuses alternatives aux différents sucres blancs et naturels, pour les plus de 3 ans, que vous pouvez utiliser dans vos gâteaux, yaourts, …
Bien que ces alternatives présentent de nombreuses qualités, elles restent tout de même des sucres dont il ne faut pas abuser. Si vous avez des questions à ce sujet, n’hésitez pas à télécharger l’application May. Une équipe d’infirmières puéricultrices et de pédiatres vous répond 7j/ 7 de 8h à 22h
C’est donc dans ses premières années que l’enfant construit son rapport au sucre. Lui donner de bonnes habitudes dès cet âge permet de prévenir l’addiction au sucre dont beaucoup d’adultes souffrent : habituez-le par exemple à boire de l’eau (sans sirop) quand il a soif plutôt que des sodas.
Notre conseil : modérez le sucre … Sans l’interdire, ce qui le rendrait plus attrayant ! Et sans en faire une récompense ou l’objet de chantage (pour la même raison).
Surtout, limitez le grignotage et variez l’alimentation : ce sont les clés d’un bon équilibre alimentaire !

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Crédits photos : simbiothy | krisprahl | puhimec | sloomstudio
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