Douleurs aux côtes pendant la grossesse : comment les soulager ?
Les grossesses arrêtées représentent ces accidents spontanés, qui signent la fin prématurée d’une grossesse parfois déjà très investie. Elles restent malheureusement un sujet que l’on évoque à peine, avec ses parts d’ombres, alors voici quelques informations pour vous permettre de mieux les comprendre et les vivre le cas échéant.
Grossesses arrêtées : on fait le point.
Il s’agit d’un arrêt spontané d’une grossesse en cours. C’est-à-dire que, pour l’une des raisons que nous développerons par la suite, la grossesse qui a débuté dans l’utérus va cesser son développement, de façon naturelle.
Pourquoi surviennent-elles et peut-on les prévenir ?
Dans la plupart des cas, les grossesses arrêtées sont le résultat de phénomènes naturels que l’on ne peut maîtriser. Voici quelques raisons qui peuvent être à l’origine des grossesses arrêtées :
Bon à savoir : à l’approche de la ménopause, le risque de grossesse arrêtée augmente naturellement en raison de la diminution de la qualité ovocytaire.
Le hasard, parfois rude, peut frapper plusieurs fois au même corps sans que l’on s’explique pourquoi. Cependant, au-delà de 3 grossesses arrêtées, il est recommandé de rechercher une cause éventuelle à ces tristes répétitions. Existe-il une pathologie qui pourrait expliquer ces récidives ?
Plusieurs bilans sanguins et examens seront entrepris afin de trouver des réponses et vous proposer une prise en charge adéquate.
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Les signes d’une fausse couche peuvent être déroutants, tant ils se confondent parfois avec les manifestations normales du début de grossesse.
Les fameux symptômes de début de grossesse sont très inégalement partagés par les femmes, il est donc difficile de s’y fier complètement. Cependant, les symptômes les plus couramment décrits lors d’une grossesse arrêtée sont les suivants :
Attention à l’hémorragie : en cas de saignements abondants (= protection rapidement imbibée avec obligation de la changer plusieurs fois dans la ½ heure) : faites vous accompagner aux urgences ou contactez les secours pour y être emmenée rapidement.
Attention, ces symptômes peuvent aussi bien survenir lors du déroulement normal de votre grossesse et de même certaines fausses couches ont lieu silencieusement… alors comment s’y retrouver, et quel examen permet d’être rassurée, ou malheureusement révéler un arrêt de grossesse ?
L’échographie endovaginale (échographie qui se fait grâce à une sonde introduite dans le vagin) permet de localiser une grossesse dans l’utérus, de la dater et de détecter le plus précocement l’activité cardiaque de l’embryon dès les premières semaines et donc son absence le cas échéant. C’est grâce à cet examen, répété sur plusieurs jours si besoin, que l’on peut déterminer s’il existe une grossesse en cours et si elle évolue ou non.
En cas de doute lors cette échographie, notamment si la grossesse n’en est qu’à ses prémices, on peut aussi comparer l’évolution d’une hormone de la grossesse (appelée bêta-hCG) grâce à une série de prises de sang qui s’effectuent à 48 heures d’écart, afin de savoir si celle-ci se poursuit ou non. Les dosages doivent être effectués dans le même laboratoire, pour une meilleure fiabilité des résultats.
Bon à savoir : l’échographie endovaginale permet de mesurer le col de l’utérus, visualiser l’utérus et les ovaires. Elle se fait à l’aide d’une sonde allongée et arrondie, d’un diamètre inférieur à 2 cm, recouverte d’une protection en latex semblable à un préservatif et enduite d’un gel d’échographie (froid !).
Vous serez installée en position allongée ou légèrement relevée, avec les genoux fléchis, et la sage-femme ou le gynécologue insèrera la sonde délicatement dans le vagin et la déplacera légèrement afin d’obtenir des images de l’utérus sous différents angles. Cet acte requiert évidemment votre adhésion et votre consentement.

Lorsqu’une fausse couche est diagnostiquée, une prise en charge médicale adaptée peut être proposée afin d’assurer votre sécurité, de limiter les complications et de vous accompagner au mieux physiquement et émotionnellement.
Une fausse couche peut être spontanée. Dans ce cas, la grossesse se termine d’elle-même et vous pouvez subir des contractions utérines et saigner plus ou moins abondamment. Il est conseillé de réaliser une échographie dans les suites de cet événement afin de vérifier que l’utérus est bien vide et que la fausse couche est complète.
Si l’on diagnostique qu’une grossesse s’est arrêtée précocement à l’échographie, on peut vous proposer d’attendre que l’expulsion se fasse spontanément (mais cela peut durer, et imposer de toute façon une intervention) donc deux options peuvent vous être proposées :
Que votre fausse couche se soit déroulée spontanément, ou qu’un traitement ait été nécessaire, n’hésitez pas à demander des anti-douleurs, et à ce qu’un arrêt de travail vous soit prescrit dans ses suites si vous en ressentez le besoin. Malheureusement, la prise en charge est encore très insuffisante et parfois traumatisante pour vous. Espérons que les progrès soient rapides et majeurs dans les mois ou années à venir.
Bon à savoir : la loi du 7 juillet 2023, parmi d’autres mesures, a instauré un arrêt maladie sans jour de carence pour les femmes ayant subi une grossesse arrêtée.
Rassurez-vous sur un point : les risques de celles-ci restent minimes, et la fertilité ultérieure identique (pas d’augmentation des risques d’infertilité). Les grossesses arrêtées peuvent en revanche laisser une trace psychologique car une grossesse qui s’arrête, même précocement, ce n’est jamais anodin. Nous vous recommandons de vous entourer d’une personne de confiance, afin de ne pas rester seule face aux sensations et sentiments que vous vivrez. Ne pas hésiter à en parler car c’est un deuil à faire et comme toute perte, il faut parfois du temps.
Les conséquences physiques directes d’une grossesse arrêtée restent très souvent anecdotiques. Si vous envisagez un nouveau projet de grossesse dans ses suites immédiates, le corps médical vous engage à le mener à bien. Même après une grossesse arrêtée, l’ovulation reprend généralement rapidement. Il n’y a pas de délai à proprement parler, c’est surtout quand vous êtes prête.
En revanche, l’impact psychologique d’un tel vécu n’est pas anodin : la dépression et l’anxiété constituent des symptômes fréquemment décrits et une prise en charge de cette dimension semble primordiale.
Parfois la reprise des rapports peut aussi être complexe, il s’est passé quelque chose dans votre corps et c’est normal d’appréhender ces étapes, n’hésitez pas à en parler, des sages-femmes ou médecins sexologues peuvent vous aider.
Il s’agit pour beaucoup d’entre vous de faire le deuil d’une projection, qui concerne souvent une grossesse invisible aux yeux des autres, rendant les confidences plus délicates. Vous pouvez passer par de multiples ressentis, tous légitimes, qu’il s’agisse d’apathie, de colère, d’incompréhension, de profonde tristesse ou d’isolement. Ne restez pas seule face à ces sentiments :
Le mot de Anna Colombiès, psychologue :
“Il existe de nombreux suivis pouvant aider à faire face à une grossesse arrêtée. Vous pouvez également vous rapprocher des réseaux de périnatalité de votre région pour obtenir le nom de professionnels spécialisés dans ce domaine.”
Les grossesses arrêtées sont des événements fréquents, souvent imprévisibles et profondément éprouvants, tant sur le plan physique qu’émotionnel. Chaque vécu est singulier, légitime et aucun chemin de reconstruction ne se ressemble. Se faire accompagner médicalement et psychologiquement, s’entourer et oser en parler sont autant de clés pour traverser cette épreuve et, lorsque le moment sera venu, se projeter à nouveau avec confiance.
Et pour finir : prenez soin de vous et votre corps, en lequel il s’agira de reprendre une pleine confiance. Et n’hésitez pas à extérioriser votre douleur si cela vous aide : écrivez, dessinez, dansez, élaborez petits et grands projets, bref allez de l’avant mais à votre rythme !
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Crédits photos : Sonyachny | Mgrsanko
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