Hypotension orthostatique grossesse : comprendre et prévenir
L’accouchement physiologique est une approche de la naissance qui vise à respecter le déroulement naturel du travail. Comment se déroule un accouchement physiologique ? Dans quels cas un accouchement physiologique n’est-il pas possible ? Quelle est la différence avec un accouchement naturel ?
Accouchement physiologique : faisons le point.
L’accouchement physiologique désigne un accouchement par voie basse qui se déroule spontanément, sans complication nécessitant une intervention obstétricale. Lorsque le travail évolue normalement, l’équipe médicale accompagne la naissance et veille au bon déroulement de votre accouchement, tout en respectant autant que possible la physiologie du travail et avec le moins d’intervention possible.
Si votre grossesse est à bas risque et qu’aucune contre-indication n’est identifiée, vous pouvez, selon votre projet de naissance et l’offre de soins près de chez vous, accoucher :
Certaines maternités disposent d’une salle nature, un espace conçu pour favoriser la physiologie de l’accouchement. Vous pouvez notamment y trouver une baignoire de dilatation, un ballon, des suspensions, un monitoring mobile ou encore du matériel permettant de varier les positions pendant le travail.
L’objectif d’un accouchement physiologique n’est pas forcément d’éviter toute médicalisation, mais de laisser le travail suivre son cours lorsque tout se déroule normalement, tout en assurant une surveillance adaptée. Si une complication survient, l’équipe médicale peut intervenir à tout moment afin de garantir votre sécurité et celle du bébé.
Sur l’application May, vous pouvez suivre chaque étape de votre grossesse et l’ensemble de vos rendez-vous médicaux grâce à un calendrier personnalisé. Vous y trouverez également de nombreux contenus (articles, fiches pratiques, masterclasses) pour vous accompagner à chaque trimestre.

Un accouchement physiologique suit les différentes étapes naturelles du travail. La durée de chacune d’elles varie d’une femme à l’autre et d’une naissance à l’autre.
Le travail débute avec les contractions utérines, qui permettent progressivement à votre col de l’utérus de s’effacer puis de se dilater. Cette première étape comprend une phase de latence, durant laquelle les contractions sont encore irrégulières, puis une phase active, au cours de laquelle elles deviennent plus rapprochées et plus intenses. Le col s’ouvre progressivement jusqu’à atteindre une dilatation complète de 10 cm, permettant le passage du bébé.
Une fois le col complètement dilaté, votre bébé commence sa descente dans le bassin. Au fil des contractions, il progresse jusqu’au périnée. Pendant cette phase, il est souvent recommandé de rester mobile et de changer de position selon vos sensations, afin de favoriser la progression du bébé. Lorsque le besoin de pousser apparaît, il accompagne naturellement la naissance. L’équipe médicale vous guide tout au long de cette étape pour accompagner l’arrivée de votre bébé.
Après la naissance, le travail n’est pas tout à fait terminé. De nouvelles contractions permettent au placenta de se décoller puis d’être expulsé : c’est ce que l’on appelle la délivrance. Cette étape survient généralement dans les minutes qui suivent l’accouchement. L’équipe médicale reste présente pour surveiller que tout se déroule normalement et prévenir les éventuelles complications.

Les termes « accouchement physiologique » et « accouchement naturel » sont souvent utilisés pour parler de la même chose. Ils désignent un accouchement qui respecte autant que possible le déroulement naturel du travail, avec peu d’interventions médicales lorsque tout se passe normalement.
En pratique, les professionnels de santé utilisent davantage le terme « accouchement physiologique ». Il rappelle que l’objectif est d’accompagner la naissance tout en restant prêt à intervenir si cela devient nécessaire pour votre sécurité et celle du bébé.
À l’inverse, l’expression « accouchement naturel » est plus courante dans le langage de tous les jours. Elle est parfois associée à un accouchement sans péridurale, mais ce n’est pas toujours le cas. Un accouchement physiologique peut rester compatible avec une péridurale dans certaines situations.
Un accouchement physiologique n’exclut pas forcément le recours à la péridurale. Vous pouvez définir en amont quel degré de médicalisation vous souhaitez lors de votre accouchement et vous pouvez totalement avoir pour projet d’accoucher sans péridurale et changer d’avis au moment du travail si cela devient trop douloureux.
En cas de complication pendant le travail, l’équipe médicale qui vous prend en charge peut aussi vous proposer la péridurale, au cas où une césarienne ou une aide instrumentale se trouve nécessaire. Si vous faites le choix d’accoucher avec votre sage-femme en dehors de la maternité, vous pouvez être transférée au centre hospitalier le plus proche à tout moment.

Un accouchement physiologique n’est pas toujours possible. Dans certaines situations, une intervention médicale est nécessaire afin d’assurer votre sécurité.
C’est notamment le cas lorsque :
Dans ces situations, votre projet de naissance peut être amené à évoluer. Même si cela peut être déstabilisant, ces interventions ont pour objectif de garantir le bon déroulement de l’accouchement.
Chaque accouchement est unique et son déroulement ne peut jamais être entièrement prévu. Toutefois, une bonne préparation et quelques aménagements le jour J peuvent favoriser la physiologie lorsque les conditions s’y prêtent.
La préparation à l’accouchement peut s’avérer précieuse pour favoriser un accouchement physiologique. Participer à des séances de préparation à la naissance aide à découvrir certaines méthodes et à avoir toutes les informations nécessaires pour arriver plus sereine. Une activité physique comme le yoga prénatal vous permettra d’apprendre à gérer votre souffle. Cela vaut également pour l’hypnose, l’acupuncture et les exercices de méditation et de respiration. Grâce à ces méthodes, vous pouvez apprendre à vous relaxer afin de mieux réagir face à l’intensité des sensations lors de l’accouchement.
Et surtout… Faites-vous confiance ! Vous seule savez ce qui est le plus adapté pour vous et votre corps en est capable.

La mise en place d’un environnement adapté est primordial pour favoriser la physiologie pendant le travail. Écouter de la musique relaxante, utiliser des lumières douces comme les lumières tamisées, vous faire masser par votre accompagnant…Tous ces exemples sont de bons moyens pour favoriser la sécrétion d’ocytocine, hormone qui a un rôle clé durant l’accouchement et en post-partum.
Les mouvements permettent de faciliter la progression du travail. Les professionnel.le.s de santé encouragent souvent les femmes enceintes à bouger, à marcher voire à danser plutôt que de rester couchées sur le lit. L’utilisation d’un ballon est souvent proposée. Rester active est le meilleur moyen de faire avancer le travail.
La position la plus adoptée en salle de naissance est la position gynécologique. Il a été montré que cette position n’était pas forcément la plus physiologique pour l’accouchement, bien que de nombreuses patientes y trouvent tout à fait leur compte pour la venue au monde du nouveau-né. Bernadette de Gasquet a d’ailleurs décrit sur May des moyens d’adapter cette position afin qu’elle soit la plus physiologique possible ! Sachez par ailleurs qu’il est possible d’adopter d’autres positions qui peuvent être plus agréables pour vous et qui facilitent l’expulsion. Parmi les possibilités, on retrouve :

Ces positions physiologiques peuvent être accompagnées d’outils comme les suspensions pour vous aider Leur but est de vous soulager des douleurs et de favoriser l’ouverture de votre bassin. Certaines de ces positions sont possibles uniquement si vous n’avez pas la péridurale. Le plus important étant de trouver la position la plus confortable pour vous et d’en discuter avec la sage-femme présente le jour J.
Au moment de l’accouchement, la sage-femme est souvent assistée par une auxiliaire de puériculture ou une infirmière. Si vous souhaitez accoucher dans une position particulière, nous vous conseillons d’en faire part à votre équipe médicale. Vous pourrez chercher avec elle dans quelle position vous vous sentez le mieux et êtes la plus efficace pour pousser et faire progresser votre bébé. D’ailleurs, il est tout à fait possible de changer de position lors de la phase de poussée : n’hésitez pas à varier les positions ! Cependant, en cas de complication à l’accouchement, il vous sera demandé de vous allonger sur le dos afin que l’équipe médicale puisse vous aider.
En résumé, un accouchement physiologique est un accouchement qui se déroule de la manière la plus naturelle possible, et pour lequel l’équipe médicale n’a pas besoin d’intervenir lorsque les conditions le permettent. S’il est sans péridurale, il demande une bonne préparation physique et mentale. Aussi n’oubliez pas la chose la plus importante à vous répéter : votre corps peut le faire, faites vous confiance, d’autresfemmes avant vous sont passées par là.
Crédits photos : Unai82|inshyna|africaimages|YuriArcursPeopleimages||prostooleh
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